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    <title>@nalyses</title>      
    <link>http://www.revue-analyses.org</link>    
    <description>Revue de critique et de théorie littéraire</description>    
    <language>fr</language>                
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      <title>Proust et l’autofiction : vers un montage des identités</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1695</link>      
      <description>À la recherche du temps perdu est l’histoire d’une crise identitaire, celle d’un sujet qui souhaite écrire, mais n’y arrive pas. Au Temps retrouvé, c’est la révélation finale : le narrateur a enfin compris certaines lois, qu’il devra observer et traduire avec son « télescope », c’est-à-dire avec son œuvre d’art entendue comme instrument ou comme machine. Ainsi, le personnage proustien est contraint à créer un dispositif original pour parler de soi, une nouvelle herméneutique du sujet, ce qui fait de la Recherche la première vraie autofiction avant la lettre. L’autofiction proustienne, par son travail sur notre « moi profond », combat la crise identitaire et le nihilisme pour proposer un nouveau montage des identités.Remembrance of things past is the story of an identity crisis, that of a subject who wishes to write, but does not succeed. With Time regained, it is the final revelation: the narrator finally understood certain laws, that he will have to observe and translate with his “telescope”, that is with his work of art, taken as an instrument or a machine. Thus, the proustian character is forced to create an original device to tell about oneself, a new hermeneutics of the subject, which makes Remembranceof things past the first true autofiction, before its time. The proustian autofiction, by its work on our “inner self”, fights identity crisis and nihilism to propose a new editing of the identities.</description>      
      <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Lecture d’une vie d’écriture d’une vie…</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1596</link>
      <description>Lire, c’est s’aventurer dans l’autre.J.-M.G. Le ClézioTel se présente, à l’exemple de l’anneau de Moebius déroulant simultanément sur ses faces concomitantes l’intérieur et l’extérieur confondus, l’essai de Claude Cavallero, qui relie et interprète les diverses étapes de l’écriture leclézienne à la lumière du parcours biographique de leur auteur. Romans, contes, essais, billets d’humeur, comptes rendus, traductions et interventions médiatiques font ainsi l’objet d’une mise en contexte révélatrice du parcours d’une vie consacrée à rendre compte d’une lecture du monde par la littérature. « Écrire, pour Jean-Marie Le Clézio, représente d’abord un geste vital : briser le silence, oser dire, proférer, c’est vouloir aller au bout du bout, jusqu’au fond des choses, pour témoigner de l’existence humaine. » (p. 16)Composé pour moitié d’articles et de communications publiés ou augmentés depuis sa thèse de doctorat (« Le Clézio ou les marges du roman », 1992), l’ouvrage de Cavallero aborde sous différents angles les textes lecléziens comme autant de manifestations d’un rapport à l’écriture déterminé par l’évolution du rapport à la vie et aux contextes historiques. Histoire personnelle et événements politiques se répondent et fournissent l’arrière-plan nourricier implicite ou explicite de l’imaginaire en quête de fiction pour raconter le monde tout en se mesurant au matériau de son expression. Enfant plutôt solitaire, ce qui expliquerait « l’océane immersion en littérature… » (p. 23), Le</description>      
      <pubDate>Thu, 29 Jul 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Voyages multiples dans les replis du texte leclézien</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1562</link>
      <description>De la succession des mots et des phrases naissent les situations. De l’enchaînement des situations et des péripéties émerge le récit. De l’enchevêtrement des programmes narratifs prend forme le roman. Dans l’imaginaire de l’écrivain se dévoilent ainsi progressivement des paysages hybrides composés de fragments d’observation du réel et de pures inventions. L’écriture est une médiation et une méditation qui convoque à la fois sa capacité à rendre compte des phénomènes observables et sa faculté créatrice à faire jaillir l’inédit. Elle est un extracteur et un producteur de significations. Elle est aussi bien un véhicule de pensées qui lui sont antérieures et auxquelles elle donne forme qu’un agent dynamique qui suscite l’émergence d’idées et de perceptions nouvelles. Pour les uns, elle se fera discrète au point de se rendre transparente alors qu’elle deviendra pour d’autres le matériau privilégié de sa propre exploration. En ce sens, l’écrivain fore le langage à la recherche de perceptions renouvelées du réel. Son écriture participe en quelque sorte à sa quête identitaire en ce qu’elle narre sa relation à son propre imaginaire. Reste à savoir, comme l’affirme Finkielkraut, de quels matériaux se nourrissent les motifs du récit, ici chez Le Clézio celui en particulier du voyage qui renvoie  aux sources de l’écriture qui le produit.Il n'y a pas d'accès au réel direct, pur, nu, dépouillé de toute mise en forme préalable. Il n'y a pas d'expérience sans référence : les mots sont logés</description>      
      <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Stendhal épistolier</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1696</link>
      <description>Comment lire la Correspondance de Stendhal? C’est précisément la question dont s’est préoccupé le colloque international tenu à l’University of London Institute in Paris en décembre 2006, qui avait pour but d’ouvrir un chantier jusque-là relativement peu exploré, celui de la réception littéraire des lettres de Stendhal. La Correspondance de Stendhal, qui a fait l’objet d’une révision majeure et d’une amplification importante lors de sa réédition en six volumes aux éditions Champion entre 1997 et 1999, tient une place particulièrement importante parmi les correspondances d’écrivains du XIXe siècle. S’il est incontestable qu’elle offre de nombreux biographèmes utiles à construire la « personne historique » de l’épistolier, il ne faut pourtant pas restreindre ce riche corpus à une lecture unidimensionnelle. Les treize articles réunis dans cet ouvrage remarquable donnent une vue panoramique sur la variété d’approches critiques que suscite la réception littéraire de cette correspondance, soulignant ainsi la souplesse textuelle des lettres stendhaliennes et contribuant, par-là même, aux études de l’épistolaire du XIXe siècle.Après une très concise introduction offerte de la part des éditrices, Martine Reid et Elaine Williamson, le volume, conçu dans un esprit chronologique, s’ouvre sur la correspondance de jeunesse de Beyle. Plus précisément, les lettres adressées à Pauline, « petite sœur » restée à Grenoble, retiennent l’attention de trois premières contributions : Lucy Garnier ex</description>      
      <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Les Carmina d'Horace, source de la Renaissance lyrique</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1690</link>
      <description>Partant du constat qu’une volonté de retour aux origines de la poésie lyrique se manifeste chez les (jeunes) poètes français des années 1550, Nathalie Dauvois définit ainsi les objectifs de son ouvrage : il s’agira, à partir de la théorie et de la pratique poétique de l’époque, de s’interroger sur le sens et sur les modalités de cette résurrection de la poésie lyrique antique, ainsi que sur la signification et la portée du mot « lyrique » en France autour des années 1550. La période qu’elle choisit correspond ainsi à la première Renaissance de la poésie. Nathalie Dauvois évoque le problème central du retour à une poésie musicale — ce que suppose la notion de poésie lyrique — à une époque déjà caractérisée par la composition en recueils aux dépens de la performance. C’est le résultat d’une dissociation progressive de la poésie et de la musique. Après avoir brièvement retracé l’histoire du mot « lyrique » depuis ses origines alexandrines, l’auteure en vient à la redéfinition technique de la poésie lyrique à la Renaissance (à travers Marot et Ronsard), qui consisterait en une réitération d’un modèle strophique. Elle évoque aussi les modèles qu’il s’agit d’imiter, à savoir le canon des neuf lyriques grecs, via Horace. La réinvention lyrique se confond essentiellement avec l’histoire de l’ode, notamment à cause de l’omniprésence d’Horace. L’auteure souligne cette volonté, qu’elle qualifie d’« archéologique », de revenir à l’antique, tout en précisant que les conditions d’invention</description>      
      <pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>L’Œuvre totale du vers libre</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1692</link>
      <description>L’étude sur Le vers libre de Michel Murat a déjà, plus d’un an après sa publication, reçu plusieurs témoignages de reconnaissance, comme le prouvent notamment deux comptes rendus disponibles en ligne1, tous deux très élogieux. C’est dire que la nécessité d’une telle étude, défendue dans les premières pages, en regard d’autres études jugées dépassées ou lacunaires2, est largement confirmée par sa réception. C’est que Murat entend se situer à mi-chemin des approches « historiques » et « structurelles », comme le souligne le premier chapitre, tout en profitant des acquis cumulés au fil des ans par ces deux voies, en les recadrant autour de la question du vers libre, pour la période de 1880 à 1940 environ soit, si l’on veut, « l’âge d’or » du vers libre (forme « inventée » puis « variée », pour reprendre ses termes). La méthodologie adoptée peut sembler surprenante mais ne manque pas de déployer sa richesse; en effet, Murat situe son étude dans la suite de, et en réponse à trois autres études que l’on pourrait qualifier, par rapport au vers libre, de « satellites » : l’étude sur le vers de Roubaud (La Vieillesse d’Alexandre, Maspéro, 1978), l’étude sur le symbolisme et les avant-gardes de Jenny (La Fin de l’intériorité, PUF, 2002) et l’étude sociologique sur Apollinaire de Boschetti (La Poésie partout, Seuil, 2001). On voit bien ici comment se produit l’arrimage de la structure à l’histoire, puisqu’à l’analyse formelle de Roubaud répond l’analyse sociologique de Boschetti, entre</description>      
      <pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Nana, Tess d’Urberville, Effi Briest : une émancipation impossible</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1693</link>
      <description>Voici un ouvrage dont l’objectif est de comparer trois romans « réalistes » à la narration omnisciente, qui mettent en scène une héroïne d’une vingtaine d’années et dont l’action prend place à la fin du dix-neuvième siècle en Europe : Nana d’Émile Zola, Tess d’Urberville de Thomas Hardy et Effi Briest de Theodore Fontane. Florence Godeau, qui souligne leur caractère « encore transgressif » avec « la difficulté du personnage féminin à se construire comme sujet » (p. 25), envisage ces destinées par rapport au contexte historique et social de l’époque. Il est à noter que ces romans diffèrent cependant par les milieux décrits, par le regard que chaque héroïne jette sur elle-même et sur le monde, et par le fait que Nana est de facture naturaliste, ce que ne sont pas les deux autres écrits. Tout au long de ce travail, l’auteure se réfère aux éditions française et originale pour Tess d’Urberville et Effi Briest. Divisée en trois parties, cette étude s’ouvre par « Une écriture en liberté surveillée » qui, comme son titre le suggère, examine l’impact de la censure sur la création des romanciers. L’auteure y étudie la genèse de chaque œuvre ainsi que sa publication (en premier lieu sous forme de feuilletons), en soulignant les problèmes rencontrés par des auteurs qui s’attachaient à représenter la réalité tout en devant tenir compte de la censure de l’époque. Si Effi Briest n’a subi ni critiques sévères ni censure, c’est, selon Godeau, grâce à une narration fort habile : adultère peu é</description>      
      <pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Encadrements</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1509</link>
      <description>Lien au document.</description>      
      <pubDate>Thu, 13 May 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Sartre et Beauvoir au travers de leur correspondance</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1679</link>
      <description>L’ouvrage de Carole Potvin s’appuie principalement sur la correspondance que Sartre et Beauvoir ont échangée pendant la guerre. L’auteure a consulté les passages retranchés par Beauvoir des Lettres au Castor, mais n’a hélas pas été autorisée à en faire état.Son objectif est d’aller au-delà des images conçues au fil de la légende qui s’est constituée autour des deux écrivains. Ainsi, en sus du Sartre communément présenté comme « cérébral » (p. 11), Carole Potvin perçoit un homme aux « blessures d’une sensibilité exacerbée » (p. 12) et, chez Beauvoir, elle décèle une femme moins « cérébrale et froide » (p. 11) que « sensuelle » (p. 12).Les images simplistes et réductrices que cet essai se propose de nuancer ou de compléter existent peut-être chez le grand public, mais elles ne sont certainement pas le lot des universitaires. Qui parmi ceux-ci ignore, par exemple, les tourments causés à Sartre par sa passion non partagée pour Olga Kosakiewicz ou les aveux amoureux faits par Beauvoir à Nelson Algren? C’est pourquoi Deux solitudes et un duo n’apporte rien de vraiment nouveau à qui connaît quelque peu les biographies, les correspondances et les œuvres des deux écrivains.« Bien qu[e cet essai] repose sur des informations qu’on retrouve dans la thèse [de doctorat qu’elle a soutenue] », note l’auteure, « il en [sic] est très différent de lui [sic], tant par l’approche, que par le regard… » (p. 15) On regrette que l’essai ne se hisse pas au niveau atteint, on l’espère, par la thèse.On</description>      
      <pubDate>Wed, 12 May 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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      <title>Énonciation et modélisation du réel dans Contours du jour qui vient de Léonora Miano</title>      
      <link>http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1684</link>      
      <description>L’article vise à interroger les stylèmes de littérarité propres au texte de Léonora Miano. Il montre que la narration à la première personne et l’onamastique des personnages et des lieux fonctionnent comme des procédés fondateurs de l’écriture de cette écrivaine. Ces deux procédés permettent de mettre en lumière la très nette corrélation existant entre le roman et le milieu social et culturel d’appartenance de l’auteure. L’art de Miano apparaît donc comme la manifestation de son enracinement dans son milieu socioculturel, un instrument de transmission de la culture et de l’identité africaines. Il « dégage les valeurs permanentes de l’héritage africain afin que l’élite africaine ne soit pas une élite de déracinés » (E. Mounier, cité par Chevrier, 1987, p. 122), mais une élite qui, libérée de tout complexe, arrive à dire la réalité de son continent.This paper sets out to study specific literary and stylistic devices in Léonora Miano’s novel. In fact, the first-person narrative and the onomastics of characters and places appear to be the main devices used by the author in her novel. These two techniques made it possible to bring into light a clearcut relationship between the novel and the socio-cultural environment of the author. Miano’s work of art can be viewed as a showcasing of an author who is deep-rooted in her sociocultural setting; a tool for the dissemination of African culture and identity. Her novel « highlights the permanent values of the African heritage so as to prevent the African elite from becoming rootless elite. » (E. Mounier, in Chevrier, 1987, p. 122), but an elite, who, freed of any complex, succeeds in depicting the reality about the continent.</description>      
      <pubDate>Wed, 12 May 2010 00:00:00 -0400</pubDate>
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